Dans un cadre riche en art, histoire et tradition, moderne et envoûtant, datant de la fin du XIII siècle, l’Abbaye d’Oignies se situe dans un cadre historique classé et préservé. Sa robuste silhouette s’érige sur les fondations de l'ancienne chapelle Saint Nicolas (Saint des bateliers). L’abbaye est connue mondialement par ses activités culturelles, sociales et économiques qui tout au long des siècles lui ont permis son rayonnement. Son trésor est considéré comme une des 7 merveilles de Belgique. Ce fut un lieu de rencontre et de séjour d’illustres personnalités et l'atelier de production de l’orfèvre Hugo d’Oignies. Ses pièces inestimables sont toujours présentes à Namur. Lieu également où Sainte Marie d’Oignies vécut des heures exaltantes ainsi qu'un lieu de recueillement pour Jacques de Vitry. Blotti dans un parc de 3 ha, celui-ci est arboré de belles essences plus que centenaires; ce parc sécurisé est entièrement muré et se trouve en bordure de la Sambre. L’Abbaye d'Oignies offre à ses invités ce dont ils ont besoin pour se sentir à leur aise. Des milliers de convives venant du monde entier et de tous âges se sont croisés et se croisent encore, et ceci, depuis plus de 800 ans. Nombreux d'entre eux sont et seraient heureux d'y revenir.
Histoire de la création du monastère et sa mission
1) L'impulsion : Dans la seconde moitié du XIII siècle, vivaient à Walcourt un bourgeois aisé et ses quatre fils : Gilles, Robert, Jean et Hugo.
2) La consécration : Les trois premiers furent prêtres et le quatrième un très habile orfèvre. Après un différend avec le seigneur de Walcourt, Gilles vend tous ses biens en emmenant avec lui sa mère et ses trois frères et se met en route pour trouver un endroit tranquille pour servir Dieu. Oignies, en ce temps-là, était un endroit presque désert. On n'y voyait qu'une pauvre chapelle dédiée à saint Nicolas. Le site solitaire leur sembla idéal et la modeste chapelle fixa leur point d'arrêt.
3) La mise en matière : L'endroit était bien choisi pour construire un monastère. Mais ce qui contribua beaucoup à fixer nos pèlerins, ce fut l'accueil bienveillant des Seigneurs d'Aiseau. Ceux-ci comblèrent le monastère de bienfaits.
4) Les règlements : Le monastère adopta la règle de saint Augustin. Il ne fut uni à aucune congrégation. Le premier prieur fut Gilles de Walcourt. La réputation du Prieuré se répandit au loin. Les ressources arrivèrent de partout; Gilles de Walcourt les employa à construire une église dédiée à saint Nicolas. Elle fut consacrée par Hughes de Pierrepont, évêque de Liège, le 24 août 1204. Elle subit bientôt des transformations importantes qui nécessitèrent une nouvelle consécration. Cette cérémonie, présidée par Jacques de Vitry, eut lieu en 1226. Il consacra en même temps cinq autels : le maitre-autel en l'honneur de la Sainte Trinité, les autres en l'honneur de saint Pierre, de la Sainte Croix, de sainte Anne et de sainte Marie-Madeleine. Le bas-côté servait d'église paroissiale. Gilles de Walcourt gouverna avec sagesse pendant 41 ans d'après les "Mémoire et souvenirs d'Aiseau ".
5) La pérennité des lieux - sa nouvelles mission : ce lieu est ainsi conçu pour effectuer un réservoir de connaissances et pour la sauvegarde et la diffusion d'informations. L'Abbaye met en place des collaborations avec les universités, centres de recherches, laboratoires, consortiums de médecins chercheurs du monde entier, l'Abbaye sert à collecter ces données, les stocker, les gérer et les proposer à diffusion. En agissant de la sorte, nous pérennisons la vocation première de ces lieux, qui a été et restera un centre de savoir et de connaissance pour l’humanité.
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